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Auvergne Rhône-Alpes

Lyon

Imaginons le nouveau rôle des acteurs de santé – complémentaires santé, patients, professionnels de santé, etc.

Ce groupe de réflexion s’est tenu le 20 octobre 2016 à Lyon.
7000016122 – 01/2017

Les participants

  • François Blanchardon, Président du CISS ARA
  • Adrien Delorme, responsable Pôle parcours et accompagnement des usagers CISS ARA
  • Guillaume Fayolle, CEO NOUVEAL
  • Éric Gex-Collet, Directeur Général EOVI-Mcd
  • Guillaume Louriais, planneur stratégique, Agence Babel
  • José Messer, Directeur Régional Rhône Auvergne AG 2R LA MONDIALE
  • Anne-Lise Ollivier, Directeur Adjoint Éthique et Intégrité des Affaires, Sanofi
  • Thomas Perrin, Directeur Général Adjoint Développement APICIL
  • Frédéric Raynaud, Directeur de l’Union Régionale de la Mutualité Auvergne
  • Pascal Ronzière, Directeur des Opérations Sanofi en région Centre-Est
  • Pr Anne-Marie Schott, Professeur de santé publique HCL
  • Claire Talowski, responsable Activités sociales AG2R LA MONDIALE
  • Martine Tissier, Directeur Accès pour le Patient, Sanofi

 

LES PROPOSITIONS APPROFONDIES

Le groupe de réflexion a approfondi 3 idées :

-Créer un système interactif de communication entre les patients et tous les usagers de la santé

Objectif : imaginer un système de communication interactif entre l’usager et l’ensemble des professionnels de santé, du social, du médico-social, de l’assurance santé…

L’usager serait au centre du système et serait pilote de ses données de santé – à la manière d’un dossier médical dont il serait propriétaire. Une manière concrète de le responsabiliser et de le faire monter en compétences.

À noter que pour préserver la confidentialité d’un tel outil, l’État resterait le garant de la sécurité des données. Cela éviterait notamment que des structures commerciales ne s’emparent des données dans un cadre non sécurisé.

-Améliorer la connaissance et l’impact des actions de prévention par une mobilisation et une sensibilisation en amont des acteurs concernés : #LivingLab

Objectif : construire des actions de prévention avec l’ensemble des acteurs – professionnels de santé, organismes complémentaires d’assurance maladie, institutionnels, associations de patients, etc. – pour améliorer la connaissance et l’évaluation des pratiques de prévention aussi bien à l’école, qu’à l’université ou encore en entreprise.

Issues d’une démarche collaborative, ces actions favoriseraient le partage des connaissances, des compétences, des expériences et leur diffusion au plus grand nombre.

Au niveau de l’usager, cela lui permettrait d’être davantage acteur de sa santé dans sa globalité et tout au long de son parcours de santé.

Grâce à une communication adaptée à chaque univers (école, université, entreprise), l’impact des actions de prévention pourrait également être démultiplié.

-Créer une plateforme collaborative pour le partage d’expériences

Objectif : disposer d’une meilleure connaissance des besoins, valoriser les bonnes pratiques et favoriser la génération d’innovations.

Cette plateforme permettrait également une meilleure prise en compte du point de vue de l’usager et de son retour d’expérience en vue d’une amélioration continue de la qualité du système de santé.

En phase avec la culture et les usages actuels, cette plateforme répond à des besoins et des pratiques actuels – ce qui permettrait une appropriation plus facile par les utilisateurs.

À noter que cet outil devra nécessairement être modéré et encadré pour éviter d’éventuelles dérives.

 

D’AUTRES PROPOSITIONS

Le groupe de réflexion a également retenu d’autres propositions non développées.

  • Rapprocher les acteurs de santé des usagers au niveau local (médecin, pharmacien, infirmier) : privilégier une logique de réseau et de proximité.
  • Identifier chaque année une thématique commune de travail entre les différents acteurs : faire travailler ensemble sur un même objectif des acteurs différents qui ne se connaissent pas forcément.
  • Renforcer le statut des représentants des usagers : indispensables à la co-construction démocratie sanitaire/ sociale. Aussi important que la représentation des salariés.

 

POUR ALLER PLUS LOIN

Lors du groupe de réflexion, les participants ont également formulé d’autres pistes de travail possibles.

Favoriser le décloisonnement

  • Former ensemble les acteurs sur un même banc
  • Décision unique et commune entre ministère de la santé et sécurité sociale + idem pour les financements
  • Partager une formation universitaire sur la gestion de la santé
  • Fédérer les différents acteurs dans un objectif d’expérimentation et industrialisation à court terme
  • Les OCAM (Organismes complémentaires d’assurance maladie) ne doivent plus se comporter en « complémentaires » mais en acteur et défricheur de l’innovation en santé
  • Créer des nouveaux métiers transversaux
  • Constituer un comité régional stratégique en santé de 10 personnes maximum
  • Intégrer les acteurs de terrain dans la définition même des besoins
  • Créer un référentiel d’évaluation commun de la bonne santé
  • Créer en région, un lieu, espace d’innovation et de créativité où puissent se retrouver l’ensemble des acteurs
  • Imaginer des modes de financements atypiques, décloisonner les enveloppes financières (ambulatoires, hôpital, prévention) définir d’autres modes de rémunération des professionnels
  • Mettre en place une enveloppe de santé globale
  • Diminuer le nombre d’agences d’état (ANAP, DGOS, DGS…)
  • Repenser le rôle des acteurs locaux, les plus proches des usagers (médecins, infirmier(e)s, etc.) : a-t-on besoin d’un médecin pour faire un vaccin ?
  • Décentraliser les modes de décision, les modes de financement
  • Intéresser les professionnels de santé à la bonne santé de leurs patients
  • Donner un rôle officiel aux associations de patients, assureurs etc. dans la gestion de la santé
  • Proposer une année grande cause nationale pour impliquer tous les acteurs et les valoriser
  • Favoriser l’immersion des acteurs de santé dans des environnements disruptifs et décloisonnés (Fab lab, start-up…)
  • Arrêter les expérimentations de la télémédecine
  • Soutenir financièrement en région les innovations les plus pluridisciplinaires (intégrant les patients, etc.)
  • Intégrer les organismes complémentaires (OC) dans les structures de pilotage du système de santé comme pour les usagers
  • Donner plus de marge de manœuvre aux ARS

Intégrer l’usager

  • Ouvrir à tous les professionnels de santé les datas de l’assurance maladie
  • Donner un statut aux représentants des usagers
  • Agir sur les déterminants de santé de façon concrète (éducation, logement…)
  • Intégration dès l’école
  • Interdire toute initiative au projet non validé en amont par un groupe d’usagers
  • Donner un statut à l’usager autre que celui de bénévole
  • Soumettre le financement des projets à la mobilisation de représentants des usagers. Pas de projets pour eux sans eux
  • Importer du Canada les dispositifs de représentants des usagers
  • Rendre anonymes les données et les ouvrir à tous les acteurs (sécurité sociale, usagers, professionnels de santé, organismes complémentaires)
  • Positionner les mutuelles et leurs services en début de chaîne et non pas qu’en bout de parcours
  • Partenariat pouvoirs public et/ou financeurs privés pour formaliser l’entrée des usagers à la faculté de médecine
  • Rajeunir la représentation des usagers par le numérique et les réseaux sociaux
  • Donner une information complète et unique à l’usager de ses coûts de santé (RO/RC)
  • Mesurer la douleur et y remettre les moyens
  • L’usager doit pouvoir évaluer les acteurs de santé
  • Collecter les besoins des usagers en fonction des pathologies
  • Chaque citoyen est un usager et doit pouvoir être sollicité comme pour le système juridique (ex : jurés d’Assises)
  • Diffuser des messages positifs de prévention pour mieux impliquer l’usager
  • Mettre en place et valoriser le capital santé
  • Ne pas s’interdire de faire des systèmes locaux en fonction des critères populationnels : éthique, religieux, associatifs (etc.)
  • Optimisation des données en smart data et diffusion de messages de prévention adaptés
  • Intégrer les usagers au travers des entreprises et du nouveau mode de bien-être en entreprise
  • Faciliter la collecte de données et les rendre anonymes
  • Développer des « cohortes » avec l’organisation des questionnements et retour des usagers (exemple entreprise – mutuelle…)
  • Sanctionner les mauvais usagers de la santé comme pour les infractions du code de la route

Favoriser la prévention

  • Mettre en place un code de la santé comme le code de la route pour l’usager
  • Proposer une formation réelle à la prévention en fac de médecine
  • Mettre au point une évaluation fiable des actions de prévention
  • Rendre obligatoire certains dispositifs de prévention
  • Prévoir plus d’investissement dans le préventif plutôt que dans le curatif
  • Encourager positivement les usagers et les entreprises qui travaillent sur la prévention
  • Enseigner la santé et son modèle social à l’école (collège)
  • Faire de la prévention au sein des entreprises
  • Valoriser financièrement / communication et développer l’éducation thérapeutique du patient
  • Demander aux usagers de participer à la réflexion sur la communication des programmes de prévention
  • Baisser la prime d’assurance des individus qui adhèrent à des programmes de prévention
  • Intégrer la prévention dans les rémunérations sur objectifs de santé publique (ROSP)
  • Proposer des rémunérations spécifiques des professionnels de santé qui participent à des programmes de prévention (KPI patients)
  • Imaginer de nouveaux incentives qui motivent l’usager à rentrer dans des actions de prévention
  • Faire de la prévention hors les murs de la santé
  • Valorisation du capital santé avec un impact positif ou négatif en fonction du comportement de l’individu
  • Organiser au niveau régional avec tous les acteurs de terrain et les chercheurs des campagnes de prévention et leur évaluation
  • Organiser au niveau régional avec tous les acteurs un pôle d’éducation thérapeutique
  • Mettre fin à la multiplication des micro-actions de prévention primaires qui ne permettent d’obtenir aucun résultat tangible
  • Confier aux pharmaciens, en les rémunérant, des consultations de prévention pour les patients
  • Proposer un hackathon prévention, financé par les organismes complémentaires / pharmaciens